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Ils s’appellent Meltones et leur parcours a quelque chose de singulier contenu dans ce nom de rue londonienne : « Melton Street » ou encore cette banlieue de Melbourne en Australie, « Melton City » autrefois petite ville devenu quartier urbain animé. C’est vrai qu’ils ont bien grandît eux aussi, grâce à l’alchimie de la passion, du culte anglo-saxon et d’un entourage qui a cru en eux dès le départ

Meltones, c'est surtout quatre super potes. Au début, la musique était un prétexte pour se retrouver tous les week-ends et s'amuser. Puis on a mûri, ça s'est ressenti dans nos compos, et le projet est devenu plus que sérieux quand nous avons signé sur un label en 2008, pour sortir en 2011, notre premier album ! « Nearly Colored » est un bon concentré de pop/rock : Rock pour les guitares et la batterie, Pop pour les mélodies.
Très simplement, on devait avoir autour de 13/ 14 ans et on était déjà amis depuis un moment. En dehors des cours, on traînait souvent ensemble, on faisait pas mal de skate et autres activités champêtres. Et puis vu qu'on n'est pas de très gros sportifs au bout d'un moment on s'est dit : « on joue tous d'un instrument, on aime tous la musique, pourquoi ne pas former un groupe pour pouvoir jouer les chansons qu'on écoute ?! » Du coup on a laissé nos planches de côté pour aller faire de la musique dans un garage.
On a mis... 4 ans pour trouver un nom, haha. « Meltones » était le quatrième essai. En fait on se chamaillait tellement qu'un ami nous a simplement dit d'aller regarder les rues de Londres sur Google Map. C'est ce qu'on a fait et on a trouvé « Melton Street » ! Avec un « -es » qu'on a greffé pour faire « Tones » (Tonalité en anglais), on était tous plus ou moins d'accord. Ouf ! Voilà une bonne chose de faite.
Ce sont plutôt Pierre (guitariste) et Thomas (bassiste-chanteur) qui écrivent les chansons, même si Daniel (guitariste) et Etienne (batteur) ont bien sûr leurs mots à dire.
En gros, ils enregistrent des idées dans leurs chambres d'abord, puis on écoute tous ensembles ces chansons ou début de mélodies. Ensuite, on en parle et on enregistre de nouveaux éléments avec les idées que chacun à apporter. Après on les joue ensemble, et la chanson et les arrangements se profilent petit à petit.
Hmm... Maladroit, je dirais. Non, sérieusement, c'est vrai qu'on était jeunes, pas très pros, pleins de bonne volonté mais un peu ignorants de ce qui allait nous arriver. Quand on est arrivés en studio, on a pas mal exaspéré les ingés sons ! Heureusement, on a su se remettre en cause et apprendre sur le tas tout ce qui nous manquait, et à la sortie du studio, le résultat était là et tout le monde était enchanté.
Thomas : Non, pas vraiment pour Nearly Colored. Je me suis plus contenté d'écrire des histoires, parfois drôle, parfois sérieuses, mais généralement loin de moi. Cependant, cela m'arrive de plus en plus souvent sur nos nouveaux titres, et c'est d'autant plus flagrant que j'écris pour une bonne partie en français désormais. C'est presque une mise à nu. L'effet est étrange, mais prenant.
A cette époque-là, c'était vraiment dans la continuité de ce qu'on faisait, c'est-à-dire des reprises de groupes très rock, très british. C'était inimaginable pour nous de faire ce style en français. Depuis, les choses ont changé. Notre manager nous a proposé de s’essayer au français, Thomas a écrit quelques textes et à notre grande surprise ça nous a tous beaucoup plu. Pour le moment on continue sur cette voie là mais on n'exclue pas l'anglais pour autant.

On a tous nos petites préférences mais on a quand même des gros coups de coeurs commun. The National, Grizzly Bear, Wild Nothing, Foals, Arcade Fire font partie des groupes qu'on a le plus écouté récemment. Mais il y en a plein d'autres !

L'album traite en partie d'une difficulté que nous ressentions lorsque nous écrivions l'album : celle de se confronter à des décisions sur son avenir. Nearly Colored, « presque coloré », c'était parlant pour nous, car il reste cette étape cruciale avant de « passer à l'âge adulte », où l'on reste sans réponse à certaines interrogations. Ainsi, certaines chansons envisagent différentes réactions : Le déni (I Don't Live Today), la nostalgie de l'enfance (Early Colors), la fuite dans l'imagination (Out & Inside, Secret Rules)...
Thomas : Je dirais qu'il n'y a pas une histoire, mais plusieurs petites histoires ! Des histoires d'amours bien sûr (Audrey, It'll Be Just Fine, Only Time Can Fix My Heart...).
Mais aussi, comme je l'ai expliqué dans la question précédente, sur la prise en maturité. Puis d'autres thèmes un peu plus exotiques (Le bonheur sur Don't Stop Breathing, et à l'inverse l'angoisse sur Outer Space...).
Oui, tout ça était très nouveau pour nous. On devait au départ rester 1 mois à Motorbass, le studio de Philippe Zdar (Phoenix, Cat Power, etc...), qui est rempli de matériel vintage et incroyable ! On se disait que c'était large, mais on ne se rendait pas compte que tout prend énormément de temps lors d'un recording aussi pointu. Du coup, il y avait beaucoup de choix artistiques auxquels on n'avait pas réfléchi en amont, et la période de réalisation a pris beaucoup de temps par rapport à la période d’enregistrement. On s'est très vite retrouvé en retard ! Heureusement, Zdar et Florent Livet ont tenu à aller au bout du projet, car quand ils s’investissent, ils sont à fond. Du coup on a mis les bouchées doubles et au final, tout le monde était très heureux du résultat.
Pour ce qui est de Audrey, le prénom en lui-même vient en effet de la petite amie de Daniel à l'époque. Il avait fait un 1er jet du riff qui a été transformé à plusieurs reprises pour donner la chanson que vous entendez sur l'album. La chanson était inspiré d'un sentiment amoureux, les paroles de Thomas ont suivi, garder le titre Audrey semblait naturel. Quant à Don't Stop Breathing, il a lui un message complètement universel: "Respirez, vivez, profitez de la vie".
Pour la pochette, nous avons travaillé avec un graphiste hyper doué, Thomas Cantoni. Après avoir parlé avec lui plusieurs heures de divers choses qu'on voulait véhiculer àtravers notre visuel, il nous a proposé quelques jours plus tard un premier jet. On a tous été emballé et le visuel a été gardé.

Oui et non. C'est bien de garder ses distances et d'avoir confiance en ce qu'on fait,quoiqu'il se passe. Mais c'est impossible de les ignorer complètement.
On aimerait les remercier ! C'est en partie grâce à eux si le nom des Meltones a trouvé son écho dans le public .
Éventuellement dans certains registres qui puisent des influences dans le rock avec de la pratique. Mais par exemple on ne se voit pas faire du rap ou du jazz, même si nous en écoutons ! Avec notre deuxième album, on se dirige vers une pop-rock plus planante, plus moderne, mais la base de notre musique reste la même : des mélodies puissantes et des rythmes prenants.
MMC nous a permis de nous mettre en contact avec les 923 producteurs qui ont cru en notre musique, de rencontrer Florent Livet et Phillipe Zdar, ainsi que Nathalie Chapuy, qui travaillait en free-lance avec eux pour développer Meltones et par elle, de rencontrer notre tourneur, Mélodyn. Et pour ça nous les remercions. Mais MMC a fait beaucoup de choix discutables qui ont mené à des désillusions en série, à tel point que certains artistes et producteurs n'aient plus confiance en eux. À la fin de notre contrat on a souhaité tirer un trait sur ces désillusions pour aller de l'avant, composer des nouveaux titres sans contraintes et trouver un nouveau partenaire en qui on ait confiance.

Oui, nous avons à peu près 20 nouveaux titres sous le coude (dont une bonne partie en français). Nous sommes actuellement entrain d'en enregistrer quelques uns dans le studio de Florent Livet pour aller démarcher un nouveau label.
En tant que spectateur, je crois qu'il n'y a pas à hésiter sur Skip The Use ! On a fait plusieurs fois leur première partie, et ils arrivaient à nous surprendre à chaque concert ! Mat Bastard, leur chanteur, est vraiment un show-man exceptionnel.
En tant qu'artistes, on pense à La Luciole (Alençon). On s'attendait à faire un petit concert, mais à notre grande surprise, la salle était bondée, et l'ambiance était folle ! On a fait des plus grosses scènes par la suite (notamment le festival Terres Blanches à Guérande, devant 4000 personnes) mais c'est vraiment ce soir là où on s'est dit que le projet marchait, et ça nous a vraiment boosté le moral !


Plusieurs idées nous viennent en tête vous imaginez bien, pour n'en citer que quelques un: Pitchfork, Lolapalooza, Tziget, Glastonburry, Rock en Seine, les Vieilles Charrues… En bref tous.
Les trois premiers albums de Coldplay nous ont énormément marqué.
Thomas : J'ai été les voir en live en 2009, je crois, pour la tournée de Viva La Vida.
C'était juste fou ! Un très bon souvenir ! Nos titres préférés : Amsterdam (Thomas), Shiver (Pierre), Fix You (Etienne), God Put a Smile Upon your Face (Daniel)
Oui, on s'en souvient très bien, ça nous a beaucoup touché ! Merci !
Oui, on avait jeté un coup d'oeil en Décembre 2011 !
C'est une belle initiative et on a été content d'y participer.
Groupe acoustique de rock indépendant, originaire du Canada, Soul Nidus, a déjà eu la chance d’être diffusé au Royaume Uni sur les stations de la BBC ainsi que sur la Kerrang! Radio, ils ont été critiqués par Noel Gallagher lors d’une émission live, et ont également trouvé leur vidéo, Clown on Strike, extrait de leur nouvel album, présentée sur l’Exhibition Room de COLDPLAY.COM.
Réminiscence d’un Coldplay à ses débuts ..., ajoutez une puissance vocale par injection à la Kings Of Leon et le style acoustique moderne et accrocheur de Mumford & Sons et vous avez là Soul Nidus.
Soul Nidus a toujours été un groupe indépendant en tout. Ils n'ont jamais été signés par un label et ont tout fait eux-mêmes. Le groupe a toujours compté sur le bouche à oreille pour que leur musique soit entendue. En d'autres termes SOUL NIDUS a toujours été «Le groupe que votre ami vous a présenté ».
En 2010 Soul Nidus a fini son 2ème album officiel appelé LOOKING BACK FACING FORWARD. L'album a été enregistré en Ontario. Il a été produit par Ehsan & Salman, avec l'aide du producteur Graham Brewer, et a été masterisé par Geoff Pesche (Coldplay, Radiohead, etc) au célèbre studio Abbey Road à Londres, Royaume-Uni.

Ehsan: Bonjour Coldplay Corner ! On se sent super bien.
Salman: Bonjour Coldplay Corner ! Merci beaucoup de nous recevoir. On va merveilleusement bien. On vient juste d'atteindre la barre des 10,000 amis sur notre page Facebook donc on est TRÈS contents !
Ehsan: Eh bien, lorsque ce nom m'est venu, je n'avais pas d'intention de créer un groupe. J'avais écrit quelques chansons pour moi et j'essayais d'éviter d'utiliser mon propre nom. Je savais aussi que je voulais que le nom contienne le mot SOUL (âme), puis m'est venu SOUL NIDUS. Je ne me souviens plus très bien mais je ne pense pas que nous avions un autre nom à l'esprit. J'adorais simplement la façon dont ça sonnait. /solnid?s/
Ehsan: Comme n'importe quel autre groupe, au début nous essayions de décrocher un contrat d'enregistrement mais en avançant de plus en plus, nous nous sommes habitués au fait d'être à charge à 100%. Le contrôle créatif que nous avons sur notre travail est quelque chose que nous chérissons très fort. Bien sûr, il y a des avantages dans le fait d'être rattaché d'une manière à un label et nous ne sommes pas contre, mais nous n'allons pas attendre que cela arrive.
Salman: Toronto est un endroit génial pour les groupes, mais avec l'ère internet d'aujourd'hui l'origine n'a pas vraiment d'importance. C'est plus l'endroit où tu veux aller qui importe. Nous recevons des messages de plein de gens adorables d'endroits où nous n'avons jamais été ou dont nous n'avons même jamais entendu parler. Je suppose que c'est la beauté des temps dans lesquels nous vivons.
Salman: Ehsan écrit habituellement la structure des chansons et les paroles. J'écris ensuite mes mélodies et on continue de les jouer jusqu'à ce qu'elles évoluent et soient prêtes à être envoyées dans le monde.

Ehsan: On tire de l'inspiration de la vie de tous les jours. Nous n'avons pas réellement compris d'où les chansons venaient pour être honnête. Je crois personnellement qu'elles nous ont trouvés plutôt que nous qui les ayons écrites.
Salman: On écoute beaucoup de choses et sommes ouverts à la plupart des genres. Ça aide beaucoup pour l'écriture.

Ehsan: L'album glorifie les extrêmes opposés de la vie. Dans n'importe quel jour donné vous pourriez passer d'une humeur joyeuse à une humeur triste, ou vous sentir en confiance puis vous sentir impuissant et vice versa. Les chansons que nous avons sur l'album parlent de ces hauts et ces bas. Nous avons une chanson comme CIGARETTES AND BUTTERFLIES qui parle du fait de désirer quelqu'un puis nous avons I CAN ONLY SING FOR YOU qui célèbre cette connexion. Nous recherchions un nom qui porterait le même message et LOOKING BACK FACING FORWARD semblait le faire.
Ehsan: Prendre un nouveau départ et essayer de nouvelles choses.
Ehsan: Nous avons toujours été un groupe axé sur les paroles. Nous ne considérons pas un morceau de musique comme acquis. C'est un vrai problème pour nous lorsque nous avons un morceau de musique et nous croyons que la bonne musique ne devrait pas être gâchée par des paroles dénuées de sens. C'est pourquoi on fait toujours attention à ce que nos paroles apportent de la matière.
Salman: On est très contents que vous ayez relevé ça de notre musique. C'est un gros compliment. On essaye de s'améliorer tous les jours, autant en tant qu'auteurs qu'en tant que musiciens. Nous sommes conscients que nous avons du chemin à parcourir, et BEAUCOUP à reprendre, mais ça ne nous fait pas peur.

Ehsan: C'était clairement excitant, spécialement car c'était notre première fois au Royaume-Uni en tant que groupe.
Salman: L’angleterre a toujours été très gentille avec nous..
Ehsan: Nous avons réussi à laisser notre fraternité à l'écart du fait d'être partenaires dans un groupe. Bien sûr il y a des désaccords et des discussions mais on parvient toujours à trouver un terrain d'entente.
Salman: Comme n'importe quel groupe cependant, une fois de temps en temps on a besoin de passer quelques temps loin l'un de l'autre et sur des continents séparés ! haha
Ehsan: Bien que LOOKING BACK FACING FORWARD était techniquement notre 2e album officiel, on le voit toujours comme notre premier. Juste avant d'enregistrer, nous avons décidé de complètement réinventer SOULNIDUS. Nous avons décidé de nous penser comme un nouveau groupe et de traiter cet album comme notre premier. Nous avons changé notre approche envers tout, y compris le processus d'enregistrement.
Salman: Ehsan écrit les chansons tout au long de l'année, donc lorsque que le moment vient d'enregistrer, il ne se sent pas nécessairement de la même façon que lorsqu'il a écrit la chanson. Il a décidé que pour que les chansons aient la même énergie (que les demos), il allait recréer ces situations et commencer à enregistrer seulement lorsqu'il serait dans le même état d'esprit, et ça a marché ! On a aussi été très chanceux de travailler avec des gens géniaux comme notre producteur Graham Brewer et Geoff Pesche qui a masterisé notre album à Abbey Road.


Salman: Nous sommes en fait dans le processus d'écriture d'un EP. On a testé les nouvelles chansons lors de notre concert à Toronto récemment et nous avons eu une super réaction.
Salman: En tant que groupe, on s'est éclaté lors de notre récent unique concert à Toronto (le 16 août). C'était vraiment amusant et nous avons eu la chance de jouer nos chansons accompagnés d'un groupe de 12 membres.
Ehsan: Je suis d'accord avec Salman, et en tant que spectateur, nous avons récemment vu Mumford and Sons en live pour la première fois et ils étaient fantastiques.
Salman:Je pense que chaque festival à ses propres attraits. Ils ont tous leurs caractéristiques uniques.
Ehsan: Les festivals estivaux sont certainement nos préférés.
Salman: Nous les avons vu plusieurs fois en fait. Nous avons plusieurs préférées, mais 'Talk' a une signification particulière pour nous.
Ehsan: On était au courant en fait ! Vous avez toujours été super sympas avec nous et nous sommes honorés d'être présentés à vos amis.
Ehsan: C'est une idée géniale ! Le fait que vous fassiez tout pour présenter des nouveaux groupes à vos amis montre votre passion pour la musique et combien vous prenez au sérieux ce que vous faites.
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Kid North est un groupe parisien d’indie pop, créé par Mathieu Artu (guitare, voix), rejoint dans un premier temps par Axel Dallou (basse, voix), Gregory Hoepffner (batterie) et Gary Royant (guitare) et à partir d’octobre 2011 par Antoine Ollivier (claviers). Après avoir sorti un premier EP début 2011, le groupe a eu l’occasion de faire une série de concerts et de préparer leur album.
Le groupe nous livre aujourd’hui ce premier disque, sobrement intitulé « Atlas ». Un premier opus très prometteur qui dès les premières notes, nous fait voyager et nous transporte dans l’univers naïf et très poétique de Kid North.
Mathieu : Kid North c’est un groupe composé de 5 membres (Greg, Axel, Antoine, Mathieu, Gary), créé en 2011, qui s’efforce de créer une musique ambitieuse basée sur notre devise : Danser / Pleurer
Mathieu : J’ai commencé à jouer de l’orgue en formation classique, puis j’ai appris la guitare seul. Avec le temps j’ai monté pas mal de projets, à différents postes, pour finalement arriver en 2011 à deux projets solo, RQTN et Kid North, qui finalement est devenu un groupe par la suite. Gary : Je suis guitariste depuis l’âge de 8 ans. J’ai commencé par une formation classique, je suis ensuite devenu un ado métalleux, pour finir par me calmer. Ce qui m’a mené à intégrer Kid North et avoir un projet perso qui s’appelle Antyc.
Antoine : J’ai commencé par l’apprentissage classique du piano de mes 6 ans jusqu’à mes 18 ans environ, pour ensuite apprendre la guitare seul et évoluer dans mes 1ers groupes garage de lycéens. En 2006, j’initie ce qui reste aujourd’hui mon projet le plus ambitieux: Dawnshape (auquel participe également Greg, toujours à la batterie, et où on peut me voir œuvrer au chant, à la guitare, mais également diverse machines et claviers). Finalement avec Kid North, c’est la 1ère fois de mon parcours de musicien que je met autant à profit mon bagage pianistique!
Greg : Je joue de la batterie depuis l’âge de 8 ans. Axel et moi avons joué dans le groupe Radius System pendant une dizaine d’années ensemble. C’était une sorte de “one man band”, j’ai donc du apprendre à jouer de tous les instruments en autodidacte. J’ai ensuite joué dans beaucoup d’autres groupes, à différents postes (Time To Burn, Painting By Numbers, Brighton, Dysfunctional By Choice...). Aujourd’hui je me suis rencentré sur la guitare et le chant, que je met à contribution dans mon projet solo Almeeva, et la batterie, dans Kid North et Dawnshape (avec Antoine).
Axel : J’ai fait 6 ans de saxophone de 6 à 12 ans, puis j’ai méticuleusement tout oublié. Après, j’ai commencé à reprendre la musique avec Greg, vers la fin du collège, et depuis, je ne fais rien musicalement parlant, sans Greg.
Greg : Oh c’est beaucoup trop mignon ! Nous avons une “bromance” musicale avec Axel.
Greg : A part Gary que nous avons recontré plus récemment, on se connait tous depuis de nombreuses années, et nous avions déjà créés des groupes ensemble. Mathieu savait donc à l’avance que cette formation fonctionnerait. Nous étions tous à fond sur les morceaux qu’il avait enregistré en solo, c’était une base parfaite pour fonder le groupe. Honnêtement dès la première répète, on a su que nous étions sur la bonne voie : les morceaux sonnaient tout de suite sans effort. On aime aller vite, et cela a tout de suite fonctionné de cette façon !
Mathieu : Il y avait pas mal de noms effectivement, au départ nous avions beaucoup hésité avec HEIGHTS et WOLVES. Au final HEIGHTS était déjà pris, wolves nous inspirait peu, et j’ai proposé KID NORTH, qui au final reflète très bien cette ambivalence permanente entre la simplicité et la complexité que l’on insuffle dans notre musique.
Greg : Il y avait aussi OXFORD BRIDGES qui sonnait bien. C’est devenu le nom d’un morceau finalement. Je pense que le choix d’un nom est l’une des choses les plus compliquées à faire dans un groupe. Certains arrivent à s’en détacher complètement. Nous, on est plutôt du genre à se prendre la tête haha.
Axel : C’était pas WOLVVES avec deux “V” à un moment ?
Mathieu : Oui mais non.
Mathieu : Pour ATLAS, notre premier album, Gary et moi écrivions une base musicale solide, que chacun pouvait ensuite triturer et changer afin de l’améliorer. Pour ce qui est des paroles c’est moi qui m’en charge.
Greg : La majeure partie de l’écriture se fait à distance sur un séquenceur, ce qui nous permet de gagner beaucoup de temps, et d’avoir tout de suite un son suffisement propre pour juger ce qui fonctionne ou pas. Chacun s’approprie ensuite les arrangements via son instrument, au moment où l’on teste le morceau tous ensemble.


Mathieu : Des débuts réalistes. Je trouve ça approprié comme mot, nos débuts ont été une courbe ascendante assez lente, mais finalement rassurante. Il n’y a pas eu d’engrenage infernal, nous avons pu garder le controle et avoir le temps de prendre du recul sur notre progression et sur les différentes étapes franchies.
Gary : Les débuts dans le monde de la musique arrivent souvent à l’adolescence et sont faits de surprises magnifiques comme de déceptions immenses. C’est ce qui en excite certains et en dégoute d’autres. Nos débuts communs avec Kid North nous ont déjà procuré pas mal de bons souvenirs. D’autres arrivent encore et meilleurs à chaque fois. C’est de cette manière que je vois notre évolution commune.
Greg : Comme le disent Mathieu et Gary, on a tous connus plus ou moins les mêmes joies et déceptions liées à nos premiers groupes. Du coup avec Kid North, on a une approche assez “distante” : on tâche de ne pas faire trop de plans sur la comète, et de prendre les choses comme elles viennent, de façon réaliste. En cela je trouve que notre évolution en tant que groupe est assez fidèle à notre vision de la musique : on avance sans brûler les étapes, petit à petit. Et pour l’instant même si on a pas un public monstre, l’album nous a permis - et nous permet - de faire de très bonnes scènes. On a plutôt de la chance que notre travail soit compris et reconnu.
Axel : A titre personnel, je n’ai pas l’impression de faire partie du “monde de la musique” dans le sens où ce n’est pas un mêtier pour nous, mais un plaisir et un mode d’expression. On engrange le plus possible d’expériences plaisantes et intéressantes (concerts, rencontres) et on essaye d’écrire les meilleures chansons possible qui vont nous plaire à tous les cinq.
Mathieu : Je suis à l’aise en anglais, et j’imaginais ce groupe sonner dans cette langue. Je ne suis pas foncièrement contre le fait de chanter en français, mais notre style de musique était définitivement pour moi accompagné d’un chant en anglais.
Mathieu : Pour ma part beaucoup de classique-moderne (Dustin O Halloran, Nils Frahm), d’indie (Death Cab, Simian Ghost, Bon Iver) et d’oldies (Dire Straits, Blue Nile)
Gary : Ma nostalgie me pousse à régulièrement me tourner vers les choses qui pour moi sont des valeurs sûres. Je prends plaisir à écouter régulièrement du Tears For Fears, Mercury Rev, Christopher Cross, Joni Mitchell. Et beaucoup de : Bibio, Boards Of Canada, Tycho, Minus The Bear, Phoenix, Mount Kimbie.
Greg : On a tous un truc avec la pop des 80’s dans le groupe ! Pour moi c’est Phil Collins et la période pop de Genesis. Dans les choses plus actuelles : Mount Kimbie, James Blake, Phoenix, Suuns, Interpol, Everything Everything, These New Puritans, Pantha Du Prince...
Antoine : Pêle-mêle, tous styles et époques confondus: Wild Beasts, Everything Everything, Beach House, These New Puritans, James Blake, Grizzly Bear, Thom Yorke, Johnny Greenwood, Blur, Laurie Anderson, Talk Talk, Harold Budd, Steve Reich, Charles Ives, Gabriel Fauré, Sainte-Colombe, et encore plein d’autres...

Mathieu : J’ai enregistré l’EP tout seul, de manière totalement aléatoire. J’enregistrais au fur et à mesure que je composais, à l’époque je voulais juste créer des morceaux et voir où cela m’amènerait. Au final je ne pensais pas arriver à coucher 4 titres avec une direction homogène, mais c’est arrivé !
Greg : En soit, le fait d’enregistrer un album n’était pas nouveau pour nous, on l’avait tous déjà fait plus ou moins de fois auparavant avec nos anciens groupes. En revanche c’était totalement nouveau d’avoir un réalisateur (Sam Navel), et surtout d’avoir une semaine dans un vrai studio ! On a pu commencer le travail avec Sam en bossant des pre-productions avec lui pendant quelques jours. Puis l’album s’est enregistré en plusieurs étapes : d’abord 5 jours de prises live en studio (au Studio Microbe, à Villetaneuse), afin d’avoir toutes les prises de basse / batterie avec la bonne énergie. Ensuite, plusieurs semaines de post-prod sur les guitares et les claviers dans une maison, avec un petit studio mobile. Et enfin, environ 2 semaines de mix au studio Lockout. Etant donnés que nous avons tous des jobs à plein temps en dehors du groupe, la plus grosse bataille a été celle des congés ! A part cela, une super expérience dans l’ensemble, et surtout un privilège d’avoir eu accès un à backline aussi fou que celui du studio Microbe : des vrais Moog, des vieilles batteries des années 70, des amplis introuvables ailleurs...


Mathieu : La grandeur, l’inateignable, la mythologie...
Greg : Nous cherchions un nom qui parle implicitement de voyage, et de souvenirs liés aux lieux.

Mathieu : Ce n’est pas vraiment un album à voir comme un concept, il s’agit surtout d’un regroupement de chansons parlant de métaphysique et d’amour.


Mathieu : Je comprends sur les sonorités des instruments ou bien certains passages, mais je trouve qu’au final ces groupes sont assez loins de ce que l’on fait. Peut être que The Temper Trap se rapproche un peu plus...
Gary : Je pense que le côté pop dansante réfléchie est le dénominateur commun de ces groupes. Je nous retrouve bien là dedans.
Greg : C’est toujours flatteur car on aime ces groupes, et je trouve cela justifié sur le son des guitares notamment. En revanche, je trouve que notre goût pour la mélancolie nous situe toujours à part. Donc sur le fond, nous ne sommes pas si proches.



Mathieu : Vu ce qu’il nous arrive de faire en répète, je pense que l’on serait très forts en zouk ou en ballades 80’s.
Greg : Nous devrions sortir un album de répète, sérieusement.
Greg : Rien de défini pour le moment, même si l’on ressent tous l’envie de composer de nouvelles choses, ce qui devrait se produire rapidement. Pour l’instant, le projet est juste de faire de nouveaux morceaux. Et de sortir un second clip pour le morceau “Wildfires”, qui est déjà en route.
Mathieu : En tant qu’artiste je pense que le concert à la Bobine de Grenoble était un de mes meilleurs souvenirs. Lille aussi, une belle ambiance... En tant que spectateur je ne sais pas, je vais à peu de concerts, ironiquement je n’aime pas trop ça. Peut être le concert de Beach House à Rock En Seine l’année dernière.
Gary : Le concert de Kid North qui m’a le plus marqué est notre dernier concert au Bus Palladium malgré les quelques problèmes techniques que nous avons rencontrés. Sinon en temps que spectateur, les concerts les plus marquants sont Beach House au Trianon en novembre et Phoenix à la Cigale en mai. Deux belles leçons!
Greg : Comme Mathieu, la Bobine à Grenoble (avec Breton), qui était parfait à tous les niveaux. En tant que spectateur, je me joins à Gary sur le concert de Phoenix à la Cigale : puissant, étonnant, complicité incroyable entre les membres du groupe, et grosse surprises dans l’interprétation des morceaux. Je rajouterai le récent concert de Mount Kimbie au Nouveau Casino.
Axel : Everything Everything à la flêche d’or. Ils te donnent envie de ne pas rentrer chez toi, mais d’aller direct en studio de répetition pour bosser les voix et les choeurs.
Gary : Coachella me semble pas mal.
Greg : Dour ! En général, la programmation est “plutôt bien”.
Axel : Summer Sonic festival
Mathieu : L’équipe des showcases de Rock En Seine nous a contacté pour nous proposer de jouer, et... on a accepté ! Ça risque d’être vraiment cool.
Gary : Super impatient! Il faut au moins ça pour que je sois impatient d’être à la fin des vacances.
Greg : Impatient et surtout très flatté !
Antoine : J’espère avec ferveur apercevoir Jean-Paul Huchon au premier rang exécuter ses plus beaux pas de danse.
Mathieu : Je suis un énorme fan du premier album que j’ai écouté des centaines de fois et que j’écoute encore. Quelques morceaux du deuxième album me parlent beaucoup aussi, par exemple Clocks que nous avons repris avec Kid North.
Greg : J’aime particulièrement “ A Rush of Blood to the Head”. Je pense que ma chanson préférée est “God Put A Smile Upon Your Face" c’est un morceau pop parfait dans sa simplicité, tout est à sa place et les lignes de chant sont vraiment classes.
Axel : Jamais vu en concert. J’aime beaucoup les premiers albums, jusqu’à viva la vida (...), inclus. Mes chansons préférées sont “Don’t Panic” sur le premier album qui est une belle proposition de la définition de la mélancolie pour moi et “Politik” qui est contrastée comme j’aime. En revanche, j’aime moins leur virage un peu eurodance actuel...
Antoine : J’aime bien la chanson “The Scientist”. Dernièrement j’avais trouvé l’album Viva la vida assez plaisant aussi dans sa simplicité et son souffle, par contre vraiment pas fan du dernier avec les prods façon Backstreet Boys comme sur l’intro de “Paradise”
Mathieu : Non, mais c’est une belle découverte !
Mathieu : C’est une bonne idée et un bon état d’esprit, si cela peut permettre à des fans de Coldplay d’élargir leur univers, et à des groupes de se faire connaitre, c’est bénéfique pour tout le monde.
Mathieu : Merci à vous aussi, d’avoir pensé à nous, de nous soutenir, de nous poser des questions pertinentes... À vite !
Antoine : Tout le plaisir est pour nous!