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Après trois ans de processus créatif, de souvenirs et de scènes parcourues, Pendentif a sorti le 24 septembre son premier album. Une finalité en soi, mais aussi le début d’une nouvelle aventure pour ce groupe aux sonorités anglo-saxonnes où la langue française est à l’honneur.
Depuis la sortie de leur EP en 2011, le groupe a écumé les petites et les grandes scènes en France mais aussi à l’étranger : des expériences qui leur ont permis de s’affirmer et de perdre en innocence. Résultat, le Pendentif s’est ouvert et dévoile son premier bijou : Mafia Douce. Entre souvenirs dévoilés et instants volés, l’album vous propose une recette de bonheur quotidien.

Nous sommes 5 : Julia au chant, Benoit à la guitare et au chant, Mathieu à la basse, Jonathan à la batterie et Ariel aux claviers et à la guitare. Le groupe est basé à Bordeaux.
Pendentif était le nom du premier morceau qu'on a écrit et c'est ensuite devenu celui du groupe. C’est un objet masculin mais souvent porté par les femmes, il symbolise bien la mixité du groupe et le côté lumineux de notre musique.
Nous avons tous eu différents groupes et projets avant de jouer ensembles, certains ont fait du rock, d'autre du jazz, de l'électro... On s'est réuni autour de Pendentif pour faire un projet de pop en français, en intégrant les influences de chaque membre.
Le groupe a été formé fin 2010, alors que nous avions posté le morceau "Pendentif" sur internet, nous avons été sollicités pour faire des concerts très rapidement et il a fallu monter un groupe en urgence. La formation a un peu changé depuis, certains membres ont quitté le groupe et d'autres sont arrivés. Le départ a été un peu précipité mais c'est aussi ça qui nous a lancé. On a pas mal évolué par rapport aux débuts du groupe, que ça soit sur scène ou dans les morceaux composés.
En général nous composons les morceaux d'abord, dans nos home studios respectifs, nous nous échangeons les morceaux, chacun bidouille et apporte son grain de sel. Ensuite c'est Benoit qui écrit les paroles et les mélodies de chant.
Il n'y a pas vraiment eu de transition, car les titres de Mafia Douce ont été écrits sur une période assez longue, de 2010 à 2012, on les a ensuite enregistrés fin 2012 pour les sortir fin 2013... ça a été très long, c'est pour ça qu'il nous tarde de passer au deuxième album !
Nous chantons essentiellement en français, il y a juste quelques refrains ou phrases en anglais. L'écriture en français a toujours été une évidence pour Benoit, c'était déjà le cas dans ces projets précédents. La langue française est plus difficile à faire sonner, par exemple
il y a beaucoup moins de mots d'une syllabe qu'en anglais (Help / au secours), mais c'est un challenge créatif et on ne met pas de filtre entre nos émotions et ce que l'on veut faire passer.

L'album a été composé sur une période de 2 ans, et enregistré dans un studio perdu au milieu des vignes, près de Bordeaux. On l'a enregistré avec un producteur qui s'appelle Antoine Gaillet (qui a notamment travaillé avec M83, Julien Doré, les Wampas...), ça a été une très bonne expérience, on garde de très bons souvenirs des 2 semaines passées en studio. Ensuite on est allé à Paris pour mixer l'album sans le studio d'Antoine. L'album est sorti en septembre 2013, et depuis on arpente les routes de France pour le défendre sur scène. On a même eu la chance d'aller plusieurs fois à l'étranger : Angleterre, Canada, Suisse, Belgique, Russie, et bientôt en Espagne.
Non pas du tout, nos référence sont modernes, mais aussi inspirées de certains artistes des années 80 et 90. La funk froide d'artistes comme Gainsbourg et la nonchalance mélodique de groupes indé comme Pavement.
On ne pense pas avoir été influencés par eux, c'est peut-être parce qu'on utilise des sons de guitare avec du delay et du chorus, mais ça ça vient des groupes de New Wave comme The Cure. Ce fût une excellente expérience de faire leurs premières parties dans des salles énormes.
Embrasse-moi est un des titres les plus dansant avec ce côté sexy qui est la pate du groupe désormais. Voltige et 1er Juillet sont plus dans la même veine avec ces élans de guitare et de chants collectifs à la Polnareff. Ce sont les titres les plus romantiques et sexuels de l'album, c'est pour cela que tu les a choisis mon coquin !
Chaque membre du groupe a le sien, mais c'est un secret...!
Tout simplement parce que Jerricane avait été enregistré avant les autres morceaux de l'album, lors d'une première session de studio quelques mois plus tôt. Ce titre représente bien les débuts du groupe où nous voulions transmettre un enthousiasme collectif et le plaisir de nos virées à la plage.
On a été choisi par le groupe lui-même, on était très flattés. Sur la première date avant de monter sur scène on ne faisait pas les malins car c'était la première fois que l'on jouait devant 5000 personnes. Mais le public nous a très bien accueillis et à la fin on redemandait encore ! Désormais sur nos concerts on rencontre régulièrement des personnes qui nous ont découvert à cette occasion et qui maintenant nous suivent, donc merci Nicola Sirkis pour ce beau coup de pouce.

On a pris confiance en nous en enchainant les concerts, on a dû en faire quasiment 150 depuis le début du groupe. On adore ça, c'est vraiment là que tous les membres du groupe se retrouvent en phase.


Y a une certaine tradition littéraire en France autour de la chanson française avec des figures tutélaires comme Brel ou Barbara où le texte est mis en avant. Nous on ne fait pas de la chanson française mais de la pop, en terme d'écriture et de composition on est plus proche des groupes anglo-saxons, le texte doit surtout sonner et être mélodique, Il doit parler au corps et au cœur.
C'est très instinctifs comme quand tu dis "je t'aime" à ta nana, ça peut paraître fleur bleue pour certaines personnes, mais pour nous ce n’est pas de la fausse légèreté, on dit juste les choses comme on le sent, direct sans métaphores alambiquées.

Dans l'absolu, il faudrait partir en tournée avant d'enregistrer l'album afin de jouer les morceaux sur scène car c'est là qu'on les teste vraiment, qu'on les fait vivre. Mais les jouer après permet aussi de proposer quelque chose de différent au public. Notre live est pour le coup plus rentre dedans et plus dansant que sur l'album.
C’est très flatteur ! on adore tous ce groupe, c'est une référence au niveau mondial, et leurs albums sont des chefs-d’œuvre !

Le rock indé américain des 90's avec Beck et Pavement pour la nonchalance, le coté bricolé. Polnareff pour la simplicité du texte et les envolées aériennes.
On adore aussi la musique dansante et pop à la fois (LCD Soundsystem, Daft Punk...)
Only Real, Childhood, The Knife, Cléa Vincent, Tune-Yards, Boards of Canada, King Krule, François & the Atlas Mountains, Mac Demarco, Blood Orange, Tristesse Contemporaine...
Oui bien sûr, on travaille déjà sur les maquettes de notre deuxième album, il nous tarde de l'enregistrer !

Mathieu: oui je les ai vus en concert, c'était sur le premier album en 2000, à la Cigale, une salle parisienne à taille humaine, avant que le groupe ne devienne mondialement connu. C'était magnifique... mes albums préférés sont "Parachutes" et "Viva la Vida". Le titre "Princess of China" avec Rihanna est aussi un sacré tube.
Oui, on en avait entendu parler !
C'est vraiment une bonne idée, de faire découvrir des artistes émergents comme nous à tous les fans de Coldplay.
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Avec des textes aiguisés, un sens du rythme terriblement efficace et des guitares délicieusement crades, Ok Choral pose les bases d’un rock « à la française » malin et déterminé. Ce trio de Champagne-Ardenne allie des mélodies entêtantes avec une intention électro évidente en dégainant sur scène sampler et claviers analogiques aux infra-basses tordues. Ils pourraient bien pour illuminer un genre qui peine à se renouveler et dessinent leur avenir avec des références comme The Rapture, Soulwax ou Ghinzu.

Greg: Nous sommes un trio qui propose une musique electro, rock et pop chantée en français. Le groupe se partage entre Reims et Troyes. Il existe depuis mars 2013 et nous avons sorti notre premier maxi “Collision” en novembre de la même année.
G.: Pour ma part, la musique a toujours fait partie de ma vie. J’ai commencé très jeune à faire de la musique, notamment du piano. Mais je n’étais pas très motivé car je savais déjà que je voulais faire de la guitare. C’est donc à 14 ans que j’ai touché ma première guitare pour ne plus jamais la lâcher ensuite. C’est également à cette même période que j’ai eu mon premier groupe. Je n’ai jamais imaginé la musique sans jouer dans un groupe et écrire des chansons.
G.: La naissance d’Ok Choral est particulière. Le groupe est né sur les cendres du précédent groupe que nous avions avec Arnaud, batteur d’Ok Choral. On s’est retrouvé tous les deux sans groupe mais on avait déjà composé des nouveaux morceaux qui nous plaisaient vraiment. On a donc recherché un bassiste et un guitariste pour remonter la formation. Ça a été un peu compliqué de trouver la bonne équipe et on a opté pour le format trio avec Eddy qui s’occupe à la fois de la guitare, de la basse et du clavier selon les morceaux. Au final, on est très content d’être un trio.
G.: C’est un jeu de mots un peu obscur. Ça vient de la fusillade à O.K. Corral, de l’idée que tout peut déraper à partir d’un détail et prendre des proportions incroyables. Et puis on a transformé Corral en Choral pour faire un rappel à l’univers de la musique. On a eu très peu de temps pour choisir le nom du groupe parce que nous avions été programmé au Printemps de Bourges et il fallait le nom pour l’annonce de la programmation. On a dû trancher en quelques jours...
G.: Les deux chansons de notre maxi ont une histoire complètement différente. “Collision” a été écrit très rapidement, aussi bien le texte que la musique. C’était très clair et dès le départ j’avais le son du clavier en tête qui allait coller au morceau. Par contre, avec “Pourvu que la nuit soit longue”, ça a été un vrai combat du début à la fin. On a longtemps cherché la bonne direction pour le titre. On avait des paroles éparpillés mais sans refrain. Puis le reste du morceau est venu petit à petit. Mais, il n’a vraiment été terminé qu’au moment du mixage ou l’un des claviers important du titre a été ajouté. Et au final, on est fier du résultat et on a de bons retours ! Je suis le seul à écrire les textes dans le groupe.
G.: C’est souvent le refrain qui vient naturellement, comme un gimmick. C’est un peu mystérieux… Ensuite, je travaille autour des images que le refrain peut provoquer et sur l’univers du morceau. J’aime bien abordé les textes avec un angle un peu noir et chercher la tension. Ce qui est intéressant, c’est quand les choses ne se passent pas comme prévu... C’est peut parfois être assez long avant que le morceau trouve sa cohérence. C’est hyper important car on chante en français. Il faut être très exigeant sur les textes.
G.: On a tous des goûts assez différents et large dans le groupe. Pour les influences, on cite surtout des groupes dont on se reconnaît dans la façon de faire : Soulwax, The Rapture, Breton, Kasabian ou encore Lescop pour citer un français. Mais on peut écouter aussi bien du rock que de l’electro ou de la chanson.
G.: Ce qui nous intéresse c’est de partager notre vision de la musique et notre façon de voir le monde. Juste rejouer le morceau de quelqu’un d’autre, c’est beaucoup moins excitant. Ecrire une chanson, c’est un peu comme aller chercher le public et lui dire “Salut, j’ai un truc que j’ai envie de te dire…”

G.: Ca vient du premier titre d’Ok Choral que l’on a mis en écoute sur Soundcloud : Collision. Il définit parfaitement bien le projet : un mélange d’electro, de rock et de pop chanté en français. C’est l’un des premiers morceaux que l’on a enregistré, plusieurs mois même avant que l’on soit un trio. Par contre, pour le second titre, “Pourvu que la nuit soit longue”, il a été terminé juste quelques jours avant de donner les morceaux à la date fixée pour que le maxi soit en ligne sur Deezer, Spotify et iTunes. J’ai terminé le texte une heure seulement avant de les enregistrer. C’était un peu risqué car la séance de studio était calé alors que rien ne disait que j’allais être prêt. Je crois que j’ai besoin d’être au pied du mur et de me mettre en danger pour finir une chanson.
G.: On avait déjà tous l’habitude de passer en studio avec nos autres projets différents. En plus, on enregistre avec des gens que l’on connaît et souvent dans les petits studios des copains. Et ça s’est super bien passé. On savait le son que l’on voulait et comment le produire.
G.: On avait déjà fait des concerts avant la sortie du maxi. Mais ce qui était cool c’est que Le Mouv’ a bien diffusé nos morceaux dès le début et certains spectateurs connaissait “Collision” notamment. C’était vraiment nouveau pour nous ! Et puis le fait d'enchaîner les dates nous permet de trouver nos marques, de pouvoir nous lâcher sur scène et de pouvoir prendre plus de plaisir.
G.: C’est tout simplement la musique que l’on écoute et que l’on a envie de faire.
G.: Il y a eut ces dernières années pas mal d’artistes avec des projets intéressants à Reims. J’habite d’ailleurs dans le même immeuble que Alb dont le deuxième album vient de sortir chez Sony. Pour ce qui est de Paris, ce qui est sûr c’est que c’est un peu plus simple de ne pas habiter trop loin car beaucoup de choses se passent encore dans la capitale. Pour rencontrer des professionnels du secteur, c’est bien souvent en jouant et en sortant à Paris que c’est possible.

G.: On reprends les dates à la rentrée. On les annoncera quand tout sera confirmé. On a vraiment hâte de jouer les nouveaux morceaux.
G.: Notre meilleur souvenir est probablement notre concert aux Bars en Trans à Rennes. C’était le dernier concert de l’année pour nous après une belle série et l’accueil du public était au top. On a bien fêté ça ensuite en allant voir les autres concerts des Transmusicales… J’en ai d’ailleurs gardé un petit souvenir : un bel acouphène à l’oreille droite que je n’aurai peut être pas si j’avais dormi cette nuit là… Pourvu que la nuit soit longue !
En tant que spectateur, l’un des concerts qui m’a le plus impressionné est certainement celui de Radiohead pour la tournée “Hail to the thief”. Il y avait une énergie et une maitrise incroyable. Une vrai leçon.
G.: Puisque l’on est dans le rêve, je dirai Coachella en Californie avec une programmation toujours hallucinante et une ambiance particulière.
G.: Notre deuxième maxi sera dispo cet automne avant de sortir l’album peu de temps après. Nous sommes en train de travailler sur les titres de l’album et nous allons en enregistrer une partie cet été.
G.: Non, je n’ai jamais assisté à un concert de Coldplay. Mon titre préféré est celui avec lequel je les ai découverts : “Yellow”. C’est une pop song quasi parfaite.
Arnaud: Je n’ai jamais eu l'occasion de voir Coldplay en concert. Ma chanson préférée est “Paradise”. Elle dégage beaucoup d'énergie. J'aime beaucoup trouble aussi, mon choix n'est pas très original mais c'est avec cette chanson que j'ai découvert Coldplay pendant mon adolescence, ça me rappelle des souvenirs.
Non, on ne connaissait pas du tout.
C’est super. Sans le vouloir, plusieurs chansons de Coldplay font partie de ma vie et me rappellent des moments, des périodes… C’est assez troublant. J’ai donc été ravi de pouvoir être interviewé sur le site de la communauté des fans français de Coldplay. C’est vraiment devenu un groupe pop incontournable aujourd’hui. En plus, on a découvert que plusieurs groupes que l’on apprécie ont déjà été interviewés ici comme les copains de Soma par exemple.
MERCI A VOUS !