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Push Zone #11 Goldheart Assembly

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#11 Goldheart Assembly

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Goldheart Assembly est un groupe pop expérimental de cinq musiciens formé à Londres . Composé de six membres à ses débuts en 2007, il a écrit son premier album "Wolves & Thieves" sous la houlette du célèbre label indépendant Fierce Panda. La formation a ensuite décidé de continuer l'aventure avec ses membres actuels, dont James Dale (chant, basse), John Herbert (chant, guitare), Jake Bowser (claviers) et récemment Kyle Hall (guitare principale), qui a réussi à s'intégrer pleinement au reste du groupe. Ils ont sorti leur deuxième album intitulé "Long Distance Song Effects" l'année derrière, venu confirmer leur talent indiscutable en régalant les critiques et les mélomanes.
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Petit Mot des Goldheart Assembly aux Fans de Coldplay!!

Commentparvenez-vous à laisser l'opportunité à chaque membre du groupe d'exprimer pleinement son talent?
John: En réalité, nous n'y arrivons pas vraiment, Jim et moi avons un égo assez démesuré. Nous mettons la pression aux autres le plus souvent possible.
Nicky: Et nous on se défend.
Jim: Ils essayent de se défendre mais nous sommes très très barbares (rires).
John: Je pense que le groupe n'a pas vraiment de leader à proprement parler, nous sommes une sorte de collectif rempli de personnalités et de goûts musicaux différents, jusqu'à un certain point. Et je pense que cela se ressent dans notre musique.
Jim: Et ce qui est le plus important c'est qu'aucun de nous n'est capable de faire le boulot d'un autre membre du groupe. Nous respectons le travail de chacun. Par exemple, John et moi savons jouer un peu de piano mais nous sommes incapables de jouer comme Jake, donc nous lui faisons confiance dans ce domaine et lui laissons faire son travail, ainsi il peut briller à sa manière.
Jake: C'est sympa de ta part. (rires)
John: (à Kyle) Je pense que tu dois être le meilleur du groupe.
 
Prenez-vous le temps de travailler sur vos aptitudes et d'en apprendre toujours plus?
Jake: Oui, c'est le meilleur moyen d'apprendre. Je pense que, grâce au dernier album, lorsque nous étions en plein enregistrement studio pendant un mois entier, enfermé là-dedans tous les jours, du matin au soir… Je pense qu'on apprend beaucoup dans ces conditions, on s'est pas mal amélioré à ce moment-là.
Jim: Nick est toujours en train d'apprendre. Nick oublie puis ré-apprend. (rires) À chaque jour ses nouvelles expériences.

Jim et John, est-ce que la partie vocale d'une chanson est enregistrée par celui qui en a écrit les paroles?
Jim: En effet, surtout pour les paroles, mais pas toujours en ce qui concerne la mélodie.  Nous écrivons ensemble mais oui, chacun a l'habitude de chanter les paroles qu'il a lui-même écrites. Mais dorénavant nous chantons plus souvent en duo, ce que nous avions arrêté de faire dans le passé.
John: Il y a pas mal de duos sur notre premier album, nous aimons chanter tous les deux en harmonie. Sur cet album nous n'en avons pas enregistré beaucoup mais en réalité nous aimons le faire, les duos rendent bien. Donc je pense que nous voudrons chanter un peu plus ensemble sur le prochain album. (à Jim) Être plus proche…
Jim: Être plus proche sur scène.
 
Tous les deux, faîtes-vous en sorte de vous partager le travail à parts égales?
Jim: Oui exactement, on s'y efforce. Lorsque nous établissons la tracklist nous tenons compte de qui a écrit quelle chanson. Nous divisons le tout en solos et duos. Mais je pense que si l'un d'entre nous écrivait 20 bonnes chansons et que cela suffisait à remplir un disque, nous laisserions les travaux de cette personne prédominer. Je ne sais pas, c'est peut-être possible.
Jake: Je ne pense pas que ça arrivera de sitôt.
 
Êtes-vous perfectionnistes? Seriez-vous capables de travailler sur une chanson pendant des mois pour pouvoir la peaufiner?
John: Je ne pense pas être un perfectionniste. Pour moi, la première idée est souvent la meilleure. Les chansons m'ennuient assez rapidement, je préfère les terminer rapidement et passer à autre chose. Mais au contraire Jim passe beaucoup de temps à les améliorer.
Jim: Oui, au tout début je n'aimais pas certaines démos de chansons, comme par exemple Stephanie & The Ferris, sur notre nouvel album. Et au fur et à mesure que nous les avons retravaillées… Il y avait une bonne partie à la fin qui comportait un changement un tempo et j'ai réalisé que cela ne me plaisait pas. Jake a joué autre chose qui correspondait mieux à ce que j'attendais, avec un arrangement plus orchestral. Et à partir de là nous avons travaillé sans relâche… et cela nous a pris à peu-près deux ans pour rendre la chanson parfaite, à partir du moment où nous l'avons commencée. En ce qui concerne les chansons de John, les premiers jets ont été les plus concluants.
John: Une fois que le concept est établi, c'est bon. Les premiers instants de création s'avèrent être les plus importants. Le reste, c'est du blabla. (rires)
 
De quelle manière trouvez-vous des idées pour le côté expérimental de votre musique?
Jim: Eh bien, comme nous l'avons dit chacun peut faire des choses très variées. La plupart des différentes rythmiques sont le fruit du travail de Nicky, il adore inventer un tas de rythmes compliqués. Nicky s'est pas mal occupé de ceux qui sont sur notre nouvel album, et le reste du groupe s'est concentré sur d'autres éléments. Ensuite, en ce qui concerne la partie instrumentale, nous avons décidé que nous voulions un son plus complexe sur cet album. Je pense que nous aurions pu travailler sur ce nouveau disque pendant trois ou quatre ans, mais nous nous sommes forcés à tout arrêter lorsque nous avons réalisé que nous y avions passé beaucoup trop de temps. Nous étions censé sortir un double album avec 25 chansons, mais finalement il n'y en a que 12.
John: 11 et demi.
ghaJim, tu peux te montrer très anxieux lorsque tu travailles sur une chanson; parlons par exemple de Sad Sad Stage, que tu as mis huit ans à finir.
Jim: Cela m'a pris 8 ans, oui. C'est aussi parce que je n'ai pas tellement confiance en moi. J'ai donc mis beaucoup de temps à réaliser que c'est une belle chanson. J'ai toujours pensé que c'était une des pires choses jamais écrites. Mais ensuite les gens te donnent leur avis et tu commences à penser que, peut-être, c'est en fait la meilleure chanson du monde. C'est très perturbant.
John: (à Jim): Pour moi, c'est la meilleure.
Jim: Merci.

Que vous a apporté votre expérience avec le label Fierce Panda, qui a également été le label de Coldplay à ses débuts?
John: Nous étions très heureux de signer chez Fierce Panda. C'est une institution, un super petit label britannique et nous étions très fiers d'en faire partie. Mais je pense que notre collaboration est arrivée à un moment difficile pour l'industrie musicale, pendant lequel on faisait peu de profit.
Jim: Je pense que Fierce Panda espérait vraiment que notre carrière exploserait, comme celle de Coldplay. Mais malheureusement l'industrie était en plein changement, on avait du mal à faire rentrer beaucoup d'argent au début. Donc, pour l'album suivant, nous avons décidé de passer à autre chose et de nous auto-produire grâce à New Music Club et d'autres amis. Mais nous aimons beaucoup Fierce Panda, vraiment. Nous n'aurions pas de problème à retravailler avec eux un jour, mais cela ne serait pas pareil. La situation serait différente parce que nous sommes plus expérimentés, je pense. Mais FP nous a beaucoup soutenus.
PHOTO A DROITE
Long Distance Song Effects a été enregistré en Suisse, avec l'aide de Tobi Gmür; en quoi cette expérience a-t-elle influencé votre musique?
John: Un bon morceau de l'album a été écrit/conçu en Suisse, en parlant de nos relations avec ce pays. Je pense que cela a eu un impact sur les sonorités du disque. À ce moment-là nous nous intéressions aux différents aspects culturels qu'on trouve en Europe, aux livres et à la musique qui pourraient avoir une certaine influence.
Jim: Et passer du temps près des Alpes, avec toute cette neige et cette météo changeante, pour moi c'était vraiment différent de la vie en Angleterre. Ça a amené une sensation de grandeur pendant la période de production. Je voulais que l'album soit époustouflant et qu'il représente l'endroit où nous nous trouvions. Mais en même temps, nous avons traversé une petite période de dépression simplement en passant beaucoup de temps là-bas, et cela s'est également ressenti sur notre album. Donc nous n'aurions pas été capable de réaliser un album aussi ambitieux sans cette aide parce que nous aurions été obligés de travailler en studio pendant une période pré-établie et de finir l'album rapidement.
John: Nous n'avions pas vraiment de limite de temps, nous pouvions y rester autant que nous le souhaitions, et ces conditions ce sont révélées cruciales.

Jim, tu as mixé 7 chansons sur vos derniers albums; était-ce un choix personnel? pour quelles raisons?
Jim: J'aime mixer, donc j'ai installé un studio d'enregistrement chez moi. J'ai commencé à mixer sur le premier album, j'en ai fait pas mal avec l'aide des autres mais nous étions assez hésitants car nous n'avions jamais fait ça avant. Donc nous fini par faire appel à quelqu'un d'extérieur, pour nous aider à terminer tout ça. Avec cet album, après avoir bossé avec Tobi, je me suis senti plus en confiance à l'idée de rentrer à la maison et de faire le plus gros du travail. Mais certaines chansons comme Sad Stage étaient trop compliquées à mixer. Je voulais que le son de la batterie soit le plus phénoménal possible et il a fini par être trop excessif, incontrôlable. Nous avons donc demandé à un professionnel de régler le problème.
John: Je pense qu'on aime aussi se contenter de bosser entre nous. C'est super lorsque Jim peut s'occuper du mixage. Le résultat est plus personnel et correspond plus à nos attentes en quelque sorte.
Jim: Oui, j'ai passé tellement de temps avec John que je savais ce qu'il attendait lorsqu'il voulait retravailler et modifier ses morceaux. Et lorsqu'on doit s'associer avec quelqu'un d'autre on est obligé de tout ré-expliquer...
John: Et je n'arrive pas vraiment à expliquer des concepts musicaux (rires).
Jim: C'est plus facile de le faire nous-mêmes.
 
En ce qui concerne Coldplay, que pensez-vous d'eux, personnellement?
John: Le monde a besoin de grands groupes musicaux et je pense qu'ils remplissent très bien ce rôle, ils ont beaucoup de classe et de modestie. Selon moi Coldplay représente cette sorte de "simplicité" qu'on trouve chez les gens normaux. Je me rappelle avoir été un grand fan de leurs deux premiers albums; j'ai eu un peu plus de mal avec le troisième. Mais Parachutes est fantastique.
Jim: Oui, nous avons acheté Parachutes dès sa sortie. Nous sommes allés les voir en concert lors de la tournée X&Y au Crystal Palace et ils ont super bien joué, c'était un très bon concert. Je pense qu'ils ont toujours été fabuleux. Mais je suis d'accord avec John, leur plus grande qualité en ce moment est leur façon de se comporter face à la pression d'appartenir à un groupe aussi célèbre.
 
Aimez-vous une de leurs chansons en particulier?
John: Spies.
Kyle: Fix you ("te réparer"). J'étais vraiment fou de cette chanson quand j'étais plus jeune.
John: Est-ce que quelqu'un t'a réparé? (rires)
 
Que pensez-vous de notre projet Push Zone ?
John: Je pense que c'est un projet très important. C'est très difficile d'exporter sa musique dans d'autres pays. Nous avons déjà joué à Paris, quelques fois. Je ne pense pas que la presse ait beaucoup parlé de notre premier concert là-bas mais ça s'est vraiment bien passé et le public était super.
Jim: Oui, nous adorons Paris.
John: Pour moi vous faîtes du bon travail, continuez comme ça! Vous avez notre bénédiction.

VERSION ANGLAISE/ENGLISH VERSION
Dernière modification ledimanche, 06 décembre 2015 12:20

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