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Push Zone #10 Colt Silvers

Push Zone
#10 Colt Silvers


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Eternels adulescents mal rasés lancés dans un cache-cache à la frontière de l’organique et de la synthèse, les trois garçons de COLT SILVERS s’inventent un indie rock intense, entre éclaircies pop et nappes électro soyeuses, parsemées ça et là de voix angéliques.
Après un premier album incandescent qui les a vu tourner en France, Allemagne et Etats-Unis, ils ont développé leur côté cinématographique à travers une réinterprétation sonore de Blade Runner et un EP-concept acoustique.
coldplay 20corner 02- Bonjour et merci de bien vouloir nous accorder cette interview. Tout d’abord parlez-nous de vous, qui sont les Colt Silvers ?
Salut Coldplay Corner, merci à vous. Colt Silvers c’est Tristan, Agnan et moi, on est 3 amis passionnés de cinéma de SF, de culture geek et de belle musique. Tristan chante, Agnan joue du clavier et de la guitare, et je joue de la basse. En vrai c’est un peu plus compliqué parce qu’on a tous des claviers… et en live on se transforme en quatuor avec l’arrivée de Julien à la batterie et aux samples. Ça va vous suivez toujours ?
 
- Comment vous êtes-vous rencontré ?
Pendant l’été 2008, on était à un festival de film fantastique, on a échangé nos avis et on s’est vite trouvé des points communs cinématographiques et musicaux. On avait tous eu des groupes de lycée, et on s’est mis d’accord pour partir sur quelque chose de nouveau, plus réfléchi et conceptuel. On a créé un groupe autour de notre passion pour le cinéma.
 
- Pourquoi Colt Silvers, aviez-vous d’autres options pour le nom du groupe ?
Et justement, le nom vient de ça. Outre le fait qu’il est une référence immédiate à la série l’homme qui tombe à pic, c’est surtout un nom mystérieux pour nous, qui contient à la fois le prestige et le danger, et englobe tout un pan de notre culture geek 80’s et 90’s. Et puis, dans ta discothèque, par ordre alphabétique nos albums viendraient se ranger idéalement contre ceux de Coldplay :)
 
- Comment décririez-vous vos débuts dans le monde la musique ?
Urgents. 1 mois après avoir fondé le groupe on a rejoint une asso pour enregistrer 2 titres, et puis finalement l’asso s’est transformée en label pendant l’enregistrement et on nous a proposé alors d’enregistrer un album. On s’est mis à composer de manière frénétique en répète, ce qui explique l’urgence et la spontanéité de notre 1er album, qui est sorti en mars 2009. Très vite on a enchaîné avec des gros concerts comme les Eurocks en 2010, puis des tournées aux US et en Chine. Entre temps tout s’est un peu posé, on en avait besoin, ce qui explique le grand changement avec Red Panda paru l’année dernière.
 
- Parlez-nous maintenant de votre choix pour la langue de Shakespeare, pourquoi ne pas chanter en français ?
On a tous commencé par le chant en français dans nos projets précédents. Pour Colt Silvers on a fait plusieurs tests et on en a conclu que seul l’anglais pouvait retranscrire cet univers fantasmé, ces visions d’apocalypse et de grandeur. Le français a toujours apporté quelque chose de plus terre à terre, et Colt Silvers c’est une grande part de rêve. Mais on reste attachés à notre langue.
 
- Comment se déroulent les sessions d’écriture des chansons, qui de vous écrit les paroles ?
Pour Red Panda on a adopté un mode d’écriture complètement nouveau pour nous, la composition en MAO et non plus en répète. Ca nous a forcé à nous asseoir pour vraiment analyser et tirer le meilleur d’une mélodie, d’une intention. La retranscription pour le live vient après, ce qui est un peu le processus inverse de la plupart des groupes. Ca peut expliquer aussi que les gens qui nous voient en live sont heureux de trouver des versions différentes des titres sur album, avec une énergie plus rock et spontanée. D’où notamment la présence d’un vrai batteur qui cogne. Au niveau des paroles, j’écris la plupart des textes, mais certains morceaux comme Season of Silence sont le fruit d’une écriture commune. On n’aime pas figer l’écriture, on aime expérimenter des nouvelles méthodes et laisser l’aléatoire intervenir.
 
- Quelles sont vos influences principales ? Que pouvons-nous trouver sur vos étagères à musique ?
Au risque de se répéter, on kiffe le cinéma. C’est ça notre influence principale. Sur nos étagères à films tu trouveras beaucoup de SF, fantastique, horreur… Spielberg bien sûr, Aronofsky, Cameron, Gondry… On a rendu hommage à quelques unes de nos BO de films préférées sur notre EP Acoustronics Winter en 2011. On a également créé un ciné-concert sur Blade Runner. Après, côté musique, c’est très large. Des influences qui reviennent souvent dans les reviews ce serait les Cure, Depeche Mode, Peter Gabriel ou plus récemment Foals, Everything Everything ou Coldplay. On est très flattés mais ce qu’on écoute est très large, ça va du r’n’b au classique en passant par le hardcore.  
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- Parlons maintenant de votre premier album ‘Night Of The Living Robots’ racontez-nous l’histoire de cet opus et pourquoi ce titre.
Ah zut, je découvre les questions au fur et à mesure, j’ai déjà partiellement répondu à celle-ci. Reste le titre, qui est un clin d’œil au film de Romero, Night of the living dead, qu’on peut considérer comme le 1er vrai film de zombies de l’histoire. C’est un mythe qui nous a toujours fascinés, une version de l’apocalypse où le danger vient de nous-mêmes. L’album parle de ça, de danser sur des cendres, au milieu des ruines. La relation entre amour et destruction y est centrale. Pour la petite histoire on a eu l’occasion de rencontrer Romero il y a 2 ans et de lui raconter cet hommage, il était très flatté, et tu peux l’imaginer, on était morts de trouille :)
- Après la sortie de ‘Night Of The Living Robots’ vous êtes partis en tournée. Racontez-nous cette époque.
C’était complètement fou, les dates s’enchaînaient de plus en plus éloignées, d’abord en Allemagne et en Suisse ce qui était commun pour un groupe de Strasbourg, puis d’un coup aux USA, un rêve d’ados qui se réalisait. On a accumulé des expériences incroyables, on s’est bien frotté à la scène, on a eu 3 batteurs différents, et beaucoup de changement de sons au fur et à mesure. A un moment on a eu besoin de se poser.
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- Parlez-nous maintenant de votre second album ‘Red Panda’, d’où vient ce nom et que raconte-il ?
Red Panda, on l’a écrit en 2012, en plein dans ce climat de peur de fin du monde basée sur la fin du calendrier Maya. On voulait à nouveau parler d’apocalypse, et on s’est imaginés que de tout ce chaos, un animal ressortirait vainqueur, un animal fragile et menacé qui prendrait le dessus et survivrait à l’homme. D’où le panda roux qui surplombe un crâne humain et qui te regarde dans les yeux, comme par défi. C’est aussi une manière d’évoquer l’Asie et sa culture qui nous est très chère.

- Votre premier album est sorti en 2009 et ‘Red Panda’ en 2013. Qu’avez-vous fait entre temps?
Pendant qu’on tournait pour Night of the living robots s’est présentée l’opportunité de créer un ciné-concert : on a choisi Blade Runner dont on a entièrement réécrit la musique, concert qu’on a présenté sur une dizaine de dates en 2011 notamment en première partie de Stromae. La même année on a sorti l’EP Acoustronics Winter incluant des reprises de BO de films mélangées avec nos titres.
Ces expériences nous ont posé musicalement et on a décidé de pousser dans cette voie pour l’écriture de Red Panda.

- Du coup, ce nouvel opus, c’est un nouveau départ ou une continuité de ‘Night Of The Living Robots’ ?
Je pense qu’on peut parler de nouveau départ par rapport à Night, effectivement. L’écart est tellement grand, si tu ne mets que ces 2 albums côte à côte. Mais pour nous, c’est une continuité de tous nos différents projets : il a autant découlé de Night, que de Acoustronics Winter et de Blade Runner.
 
- Durant nos recherches nous avons remarqué une comparaison fréquente par les médias avec Alt-J, que pensez-vous de cette comparaison ?
C’est marrant parce que je ne vois honnêtement pas ce qu’il peut y avoir de Alt-J chez nous. C’est un groupe qu’on adore, qu’on a d’ailleurs remixé mais nos sons sont tellement différents. A part une certaine intimité peut-être. C’est flatteur en tout cas.

- De quels groupes français (ou étrangers) vous sentez-vous les plus proches musicalement ?
En France c’est pas facile, il y a The Shoes bien sûr, Woodkid parfois, ou sinon plus récemment les Popopopops ou Capture, en Belgique il y a BRNS, et puis en UK Klaxons, Bombay Bicycle Club, Foals, Everything Everything.
 
- Votre premier album a reçu des critiques plutôt positives.  A-t-il été difficile de travailler sur un nouveau projet et de nouvelles chansons alors que l’on sait que la critique vous attend au tournant ?
On n’écrit pas notre musique pour les critiques dans tous les cas. On l’écrit pour nous et pour notre public. On veut partager des ressentis et des émotions, et en cela il n’y a rien de difficile ou d’effrayant, au contraire, c’est ce qu’il y a de plus excitant. On ne sait jamais quelles surprises nous attendent.
 
- Vous avez une approche assez unique pour vos visuels d’albums et EP’s, comment vous les choisissez ? Faites-vous appel à des professionnels  qui vous exposent des idées ?
C’est marrant que tu parles de ça, c’est quelque chose qui nous tient vraiment à cœur, on fait tout nous-mêmes. Agnan est graphiste, c’est lui qui propose des visuels en adéquation avec  notre musique et étant impliqué, on peut difficilement imaginer plus fidèle comme retranscription. Pour Red Panda par exemple, c’est lui qui a dessiné la pochette, le livret et toutes les illustrations qui en découlent pour notre scénographie : sur notre bannière et nos kakémonos, sur nos affiches, nos stickers…
 
- Vous êtes Strasbourgeois et c’est rare de voir des groupes éclorent là-bas, pensez-vous que cela aide d’être un groupe né en dehors de Paris ?
Ce qui est sûr c’est qu’on a beaucoup d’avantages à évoluer ici : la proximité avec l’Allemagne, la facilité pour booker des dates, pour répéter, pour composer… tout est plus cher à Paris, mais il y a aussi beaucoup d’opportunités. On essaie de monter fréquemment sur Paris, et ainsi de combiner les 2. Ce sera le cas par exemple le 20 mars où l’on joue au Café Charbon pour la soirée Converse avant-poste.
 
- Vous êtes ce qu’on pourrait décrire un groupe bien rodé pour la scène, ressentez-vous toujours cette excitation des débuts avant de monter sur scène ?
Toujours. Notre public est toujours différent, et on ne sait jamais comment l’alchimie va opérer. On stresse pas mal avant les concerts, alors on se fait des bisous, on se serre dans les bras. C’est un peu comme passer son bac chaque soir.
safe image php- Quel a été votre meilleur concert en tant qu’artistes et en tant que spectateurs ?
Chaque membre a forcément sa petite date préférée, mais je pense qu’on s’accorde tous sur le FIMU à Belfort en 2010. C’était une scène immense au pied des remparts devant 8000 personnes qui crient quand tu poses le 1er pied sur la scène. On attend juste de pouvoir détrôner cette date.
 
- Pour vous quel est le plus grand festival où vous aimeriez jouer ?
Il y en a tellement… Glastonbury, Coachella, Main Square, Rock en Seine, Primavera, Benicassim, Soundwave, Reading… on veut les faire tous.
 
- Des projets pour la suite ? Un 3ème album ?
On est en train d’attaquer l’écriture du 3ème album, on a déjà quelques titres et je peux te dire que c’est un retour à quelque chose de plus brut, plus sale, à mi-chemin entre Night et Red Panda. Je pense qu’à l’heure actuelle on a à nouveau envie de se défouler. A suivre en 2015.
 
- Avez-vous déjà assisté à un concert de Coldplay ? Et pouvez-vous nous dire chacun le titre de votre chanson préféré de Coldplay.
Pas encore, on attend de jouer avec eux. Nos titres préférés : Yellow, Paradise et God put a smile upon your face.
 
- Connaissiez-vous déjà ColdplayCorner ?
Non, mais tu as l’air plutôt cool, et on aime beaucoup Coldplay, donc ça nous a enchantés de pouvoir répondre à quelques questions ici.
 
- Que pensez-vous de notre projet « Push Zone » dont vous faites l’objet avec cette interview ?
C’est une super initiative, je suis sûr que les fans de Coldplay peuvent retrouver des choses qu’ils aiment dans les groupes que vous présentez. Merci Coldplay Corner, et à très bientôt.
 
- Pour finir merci énormément d’avoir pris le temps de nous parler et de nous raconter votre histoire, nous vous souhaitons de la réussite et une longue et grande carrière. Nous sommes heureux de vous avoir parmi nos nombreuses interviews et de notre projet de présentation de nouveaux groupes aux fans francophones de Coldplay.

Dernière modification ledimanche, 06 décembre 2015 12:20

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